Visuel printemps de la Fondation

Chaque année les établissements et services des Hauts-de-France organisent un temps de rassemblement des salariés et des partenaires. En 2019, c’est sous le signe du printemps et de l’innovation que l’évènement était placé. Retour sur cette initiative qui a rassemblé près de 200 personnes.

Le Printemps de la Fondation

Les 20 établissements, ensemble

Dans les Hauts-de-France, la Fondation gère des EHPAD, des résidences autonomie, un service à domicile, un CLIC et deux MAS. Les établissements portent une attention particulière aux relations avec les partenaires locaux. Le Printemps de la Fondation a été conçu pour renforcer les liens et s’informer mutuellement.

L’évènement s’est tenu le 19 mars au Musée Arkéos de Douai, avec pour thème principal l’innovation, et selon un format dynamique, interactif, favorisant les échanges. Plusieurs stands présentaient des actions innovantes mises en place sur le territoire. La journée a été ponctuée d’ateliers et de conférences. Les membres du Directoire, Dominique Monneron et Pr Claude Jeandel, étaient présents. Dominique Monneron a indiqué que « la collaboration et le partage entre tous les acteurs du secteur est exemplaire dans les Hauts-de-France, et doivent nous servir de modèle dans tous les territoires ». Il est ensuite revenu sur l’implication de la Fondation dans la Concertation nationale sur le Grand âge. Le professeur Claude Jeandel considère qu’il est important de faire évoluer les regards sur les personnes âgées et s’interroger sur la signification même de ce terme. Selon lui, « la personne âgée n’existe pas »: il n’existe que des personnes, avec des histoires de vie, des souvenirs, des passions…qui lui sont propres.

Des stands pour informer et échanger

Réduire la fracture numérique : au Nouvel Horizon de Douai-Dorignies, des ateliers de sensibilisation proposent d’utiliser l’outil informatique comme vecteur d’animation et de maintien du lien social. L’établissement s’est doté de tablettes à usage individuel et « à la carte », ainsi que d’un écran tactile géant permettant de faire des animations : quizz, mots croisés, jeux de mémoire… Ces animations permettent aux résidents d’apprivoiser l’outil informatique et de leur donner progressivement envie de le découvrir avec l’aide des animatrices : « Cela permet de dédramatiser l’informatique : la plupart des résidents appréhendent son utilisation, ils ont besoin d’un guide ».

Indic, un médiateur social : depuis 2016, la MAS Le Havre de Galadriel (Loos) accueille Indic, un chien d’accompagnement social, formé par l’association Handi’chiens. L’accueil d’un chien est un projet collectif qui demande une forte implication de l’équipe. À la MAS, Indic intervient auprès des résidents lors de promenades et jeux. Les bienfaits de la présence animale auprès des résidents est indéniable : il procure un effet calmant pour ceux qui sont angoissés, il incite à la mobilité et stimule la curiosité. L’animal est aussi un trait d’union entre les personnes, un créateur de liens. « Il est devenu indispensable au bien-être des résidents » souligne la directrice de l’établissement.

Prendre soin grâce à la musique : c’est possible grâce à Music-care. Utilisée au Val des Roses à Dunkerque, cette musicothérapie propose une boucle musicale qui permet, selon le besoin du résident, de réduire son anxiété, de se détendre ou d’être dynamisé. Des séances collectives et des moments individuels sont proposés. Pour en apprécier tous les effets, des séances ont été organisées lors du Printemps de la Fondation.

Vers un nouveau modèle : la Fondation a fait un voyage d’études à Buurtzorg (Pays-Bas) qui a permis d’étudier un modèle d’organisation de soins à domicile complètement différent. Buurtzorg est l’histoire d’une transformation réalisée il y a 10 ans, dans un contexte de baisse des prix rendant difficile les recrutements et conduisant à une dégradation de la qualité de service. Le modèle repose sur le principe de l’auto-organisation des équipes. Depuis janvier 2019, l’ASAPAD teste le modèle avec trois équipes d’auxiliaires de vie : ces équipes de proximité gèrent la relation directe avec les bénéficiaires et organisent ensemble leur travail.

Résident et écolo : C’est le pari qu’a fait Le Pévèle (Saméon) qui met en place des actions pour sensibiliser les résidents et les équipes au tri dans l’objectif de se rapprocher du « zéro déchet ». Les quantités de déchets ont été évaluées. L’objectif est de les réduire : pour la cuisine par exemple, les portions sont adaptées en fonction des profils des mangeurs, et les ingrédients peu appréciés sont remplacés. Des pistes pour valoriser certains déchets sont à l’étude : les équipes vont se rapprocher d’une usine de méthanisation qui produit du biogaz, et d’un agriculteur local pour approvisionner son compost. Des événements ouverts à tous  sont organisés : des trocs de vêtements et de jouets, des ateliers « d’upcycling » qui permettent de donner une seconde vie aux objets donnés par les familles.

Ils ont fait la Fondation

La journée s’est conclue par une mise à l’honneur des salariés qui partent en retraite dans le courant de l’année.

Les huit salariés concernés ont été remerciés sur scène par leur directeur, le directeur territorial et le Pr Jeandel, pour leur implication et leur engagement au service des plus fragiles.

C’est le cas par exemple de Marie Henriette, ASL, Maryline, auxiliaire de vie, Nadia, assistante de coordination, ou Jean-Michel, ASL, qui ont consacré une partie de leur vie professionnelle à prendre soin des personnes accueillies dans les établissements de la Fondation.

« Travailler toutes ces années à la Fondation m’a apporté beaucoup, sur le plan professionnel, mais aussi et surtout sur le plan personnel : tout le monde est humain, à l’écoute des besoins et présent. J’espère que cette humanité va perdurer, car c’est le sens de notre travail. J’ai trouvé une seconde famille au sein de mon établissement. »

Un moment rempli d’émotions pour achever cette journée !