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Au cœur des établissements, les résidents et leurs parcours de vie. Madame Vergory est résidente à Jacques Bonvoisin (Dieppe). Très investie, elle est toujours partante pour participer aux activités.

Madame Vegnory : résidente active !

« Je me sens soutenue »

Madame Vegnory a 87 ans. Dieppoise d’origine, elle a quitté sa région à 24 ans pour s’installer à Paris, où elle exerçait le métier de cuisinière dans un presbytère. 30 ans plus tard, retour en Seine-Maritime, à l’occasion de la retraite de son mari. Les maisons de retraite, elle connait : pendant plus de dix ans, elle a exercé des missions de bénévolat dans un établissement de la région. Elle a un fils, un petit fils et deux arrières petits-fils… « Les plus beaux du monde », dit-elle en souriant.

Ni fauteuil ni déambulateur pour Mme Vergnory : elle a la particularité d’être toujours partante, pour tout ! Encore faut-il l’attraper entre deux activités : repassage à la lingerie chaque matin, histoire de donner un coup de main, chorale, gymnastique, jardinage et sorties…Les journées sont bien remplies ! « J’ai besoin de m’occuper et me rendre utile, c’est pour ça que je ne refuse jamais une activité. Je ne peux pas rester à ne rien faire. Tant que je suis occupée, je vais bien. »

Lorsque Mme Vergnory est arrivée à Jacques Bonvoisin en septembre 2019, ses yeux se remplissaient souvent de larmes. Sensibilité, tristesse, nostalgie… Mais déjà l’envie de rendre service, de faire plaisir. L’attention qu’elle porte aux autres lui arrachait des sourires. « Je me suis fait des amis. Ils m’ont accueillie à leur table et nous déjeunons ensemble tous les jours. J’aime passer du temps avec les salariés de l’établissement. Je me sens soutenue. »

Si vous cherchez Mme Vergnory, vous pourrez peut-être la trouver aux animations : elle participe à tout ce qui est organisé par l’établissement. Mais peut-être sera-t-elle en train de recoudre les boutons d’un résident qui l’a sollicitée, ou simplement sortie se promener. Au marché de Noël, elle tenait la buvette, en grommelant parce que la directrice avait souhaité offrir un café aux exposants et que « même si on les vendait 50 centimes, ça ferait des sous en plus ! »

Mettre la main à la pâte

Ne vous y trompez pas : Madame Vergnory avec son sourire retrouvé et sa bonhommie, sait très bien ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas, ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas. « Dans le pot-au-feu, qu’ils ne nous mettent pas les grosses feuilles de choux vertes, parce que ça, ce n’est pas possible ! »

L’enthousiasme de Madame Vergnory tient peut-être dans son crédo « Tant que je peux le faire, je mets la main à la pâte. C’est important, quand on est en collectivité, de faire sa part du travail. Cela soulage les salariés et j’aime me rendre utile. Tout ce qu’on me demande, je le fais. Je suis très heureuse à Jacques Bonvoisin. Ici, je continue de vivre comme avant : je conserve ma liberté, je n’ai pas l’impression d’être étouffée. »

En bref, cette femme hors du commun a su trouver de l’intérêt à la vie de l’établissement et saisir toutes les possibilités de s’y épanouir.