- 01/01/2026
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Quelle liberté quand décline l’autonomie ?
C’est le thème de réflexion éthique choisi par la Fondation pour 2026.
Un thème de réflexion pour 2026
Plus l’âge avance, plus la capacité d’agir semble se restreindre. Il arrive aussi que décider devienne plus difficile, voire impossible. Comment préserver les choix, au jour le jour ? Comment les discerner, les raviver ? Partage et Vie place cette année ces questions au cœur de sa réflexion éthique, avec le souci constant d’améliorer l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie. En entrecroisant les paroles des résidents et de leurs proches, les témoignages des professionnels de la Fondation, et les regards de personnalités compétentes, l’objectif est de proposer de nouvelles approches et des solutions pratiques.
Une démarche de réflexion au plus près du terrain
Conçue et pilotée avec le philosophe Roger-Pol Droit depuis 2019, la démarche se veut concrète et proche du terrain : « l’éthique n’est pas une théorie abstraite mais une pratique de l’ajustement, presque artisanal. Les principes sont généraux, mais la vie est particulière. Le cœur de la réflexion se situe dans les détails, les petits gestes, les configurations émotionnelles et relationnelles qui, additionnées, rendent une vie plus active, plus libre, plus digne ».
La réflexion commence chaque année par une grande enquête auprès du réseau Partage et Vie pour recueillir des témoignages et des idées de solutions. Plusieurs ateliers éthiques sont ensuite organisés en établissements. En 2026, ils ont eu lieu à Sin le Noble (Nord), Lyon, Poitiers, Lusigny sur Barse (Aude) et Montpellier. Une quinzaine de professionnels (infirmières, animatrices, psychologues, responsables cadre de vie, directeurs d’établissements…) sont réunis à chaque fois. Chacun est invité à raconter son vécu, à témoigner de ce qui encourage ou freine l’envie d’agir, à suggérer les conditions qui permettent à une personne âgée ou en situation de handicap de retrouver l’élan, parfois fragile, pour participer, choisir, tenter, ou simplement faire un geste supplémentaire.
Ce qui déclenche l’envie d’agir : l’élan collectif et la confiance tissée
Au fil des témoignages, un premier constat s’est imposé : l’envie d’agir n’est jamais purement individuelle. Elle circule dans le groupe, se nourrit de l’énergie des autres, se ravive au contact de regards, de gestes encourageants ou d’un climat non‑jugeant. Une animatrice raconte, encore émue : « Pendant des mois, un résident participait de manière passive aux ateliers créatifs ; puis, un jour, il a saisi des ciseaux et s’est mis à découper avec application. On s’est regardées dans l’équipe… Je lui ai dit : mais c’est génial ! ». Aucune injonction n’aurait probablement obtenu ce résultat. Il a été le produit d’une confiance accumulée, d’un climat stimulant, d’une énergie de groupe qui, ce jour‑là, l’a entraîné à franchir un pas. Cette anecdote illustre un constat partagé par les professionnels : une personne âgée agit davantage lorsqu’elle se sent en sécurité affective, respectée dans son rythme, libre de se tromper ou de se retirer, et lorsqu’elle n’a pas le sentiment d’être évaluée.
Autre constat : un environnement qui laisse place à la confiance ne se décrète pas. Il se construit au fil du temps, par des gestes modestes mais constants. Une professionnelle résume cette compétence délicate : « Il est important de connaître la personne, son histoire, prendre le temps de la découvrir, être patient, créer les liens de confiance, ne pas la mettre en échec ».
Les Estivales, un rendez-vous annuel
Le 17 juin prochain à la Maison de la chimie à Paris, Les Estivales, organisées en partenariat avec l’hebdomadaire Le Point, rassembleront des personnalités venues d’horizons divers et des professionnels de Partage et Vie. Les échanges et débats seront le résultat du travail mené sur le thème éthique « Quelle liberté quand décline l’autonomie ? ».
Avec les professionnels de Partagge et Vie, elles et ils interviendront lors de cette journée :

