• 25/09/2026
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Claire Lanza, métier : directrice d'appui

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D'un établissement à l'autre, d'une région à l'autre, d'une équipe à l'autre, Claire Lanza a choisi d'exercer un métier assez peu connu et pourtant essentiel au bon fonctionnement d’un réseau d’établissements : celui de directrice d'appui. Un rôle qui demande de l'adaptabilité, de la réactivité et une forte capacité à créer du lien.

Un parcours construit au sein de la Fondation

L’histoire de Claire Lanza avec la Fondation Partage et Vie a commencé bien avant ses fonctions de direction. Alors étudiante en soins infirmiers, elle découvre l’établissement Arthur Gardiner de Dinard à l’occasion d’un stage, avant d’y revenir pour un contrat d’été en tant qu’aide-soignante. Une première expérience qui marque le début d’un parcours profondément ancré au sein de la Fondation.

Claire exerce ensuite comme infirmière à l’hôpital Arthur Gardiner de Dinard, où, durant la crise sanitaire, elle coordonne les dispositifs de vaccination et de dépistage. Cette expérience exigeante renforce son goût pour la gestion de projets et l’accompagnement des équipes, et réveille en elle l’envie d’aller plus loin dans ce domaine.

Si elle a toujours souhaité travailler auprès des personnes âgées, son projet d’évoluer vers la direction ne repose pas uniquement sur cette aspiration. « Bien sûr, leur accompagnement a toujours eu du sens pour moi, mais je ressentais surtout le besoin d’agir de manière plus globale. J’avais envie de pouvoir influencer l’organisation, développer des projets, fédérer des équipes et contribuer à créer un environnement favorable tant pour les résidents que pour les professionnels », explique-t-elle.

Elle se dirige alors naturellement vers le métier de directrice d’établissement médico-social et réalise son alternance de direction au sein de l’Ehpad Arthur Gardiner, adossé à l’hôpital.

« J’aime bien dire que je suis un pur produit de la Fondation », résume-t-elle avec le sourire. Une formule qui reflète bien son histoire : celle d’une professionnelle qui a découvert Partage et Vie dès ses études, y a exercé plusieurs métiers et en connaît aujourd’hui les rouages à différents niveaux.

À l’issue de son alternance, et après quelques mois passés dans une autre structure, Claire choisit de revenir à la Fondation et postule au poste de directrice d’appui.

Un métier si semblable et pourtant si différent

Le métier de directeur d'établissement est généralement bien identifié. Celui de directeur d'appui l'est beaucoup moins. Pourtant, ses missions sont les mêmes qu'un directeur d'établissement : garantir la qualité de l'accompagnement, assurer la sécurité des résidents, piloter les équipes, suivre les enjeux RH, financiers ou organisationnels. La différence réside dans le contexte d'intervention. Le directeur d'appui rejoint temporairement un établissement lorsqu'un poste de direction est vacant ou lorsqu'un renfort est nécessaire.

Depuis un an et demi, Claire Lanza a déjà réalisé cinq missions dans différents territoires de la Fondation, de quelques semaines à plusieurs mois. Elle s’apprête à débuter la sixième à la résidence Père Brottier à Pléchâtel (Bretagne)

« À chaque fois, il faut prendre rapidement ses marques, comprendre les enjeux locaux, gagner la confiance des équipes et poursuivre les projets en cours. Nous prenons le train en marche. Il faut être capable d'analyser rapidement la situation et d'agir sans attendre », explique-t-elle.

Plus qu'un simple renfort ponctuel, le directeur d'appui garantit la continuité du pilotage de l'établissement jusqu'à l'arrivée d'une direction pérenne, tout en poursuivant les projets engagés et en accompagnant les équipes au quotidien.

Le directeur d'appui intervient souvent dans des périodes charnières de la vie des structures : reprise d'établissement, préparation d'évaluations, gestion de situations de crise ou accompagnement du changement.

L'adaptabilité comme qualité première

S'il fallait choisir un mot pour définir cette fonction, Claire choisit, l’adaptabilité.

Chaque établissement possède son identité, son histoire, son organisation et sa culture d'équipe. Pour réussir sa mission, le directeur d'appui doit observer, écouter et comprendre. À son arrivée, Claire consacre ainsi du temps à la rencontre des professionnels, l'observation du fonctionnement quotidien et l'analyse des besoins.

Cette capacité d'adaptation s'applique également à l'environnement de travail. Basée à Dinard, elle peut être amenée à travailler loin de son domicile pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Une réalité qui demande organisation, autonomie et équilibre personnel.

« Il faut aimer découvrir de nouvelles choses, sortir de sa zone de confort et avoir envie de relever des défis », résume-t-elle.

Au fil du temps, elle a constitué ce qu'elle appelle une véritable « mallette d'expérience » : des bonnes pratiques observées ici, des idées testées là, des points de vigilance repérés ailleurs. Autant d'enseignements qui enrichissent sa pratique professionnelle.

« Cette diversité constitue l'une des grandes richesses du poste. Elle permet également d'apporter un regard neuf aux établissements et parfois de faciliter certaines situations grâce à une position de tiers, neutre et temporaire. », ajoute-elle.

Si le métier est passionnant, il comporte aussi une part de frustration. Lorsque les équipes se mobilisent autour de nouveaux projets et que des liens forts se créent, il n'est pas toujours facile de tourner la page et de rejoindre une nouvelle mission. Mais cette transition fait pleinement partie du rôle.

« Si c'était à refaire, je referais exactement les mêmes choix. »

Pour la Fondation, les directeurs d'appui assurent une mission de transition essentielle.

Un engagement que Claire assume avec conviction :

« C'est une expérience humaine et professionnelle extrêmement riche. Si c'était à refaire, je referais exactement les mêmes choix. »

Aujourd'hui, après plusieurs missions et expériences accumulées, Claire envisage progressivement de se stabiliser sur un établissement.

Une chose est sûre : cette expérience lui a permis de développer une vision particulièrement complète du métier de directeur. Comme elle le confie elle-même : « Je ne suis plus la même directrice d'appui qu'il y a un an et demi. Et c'est peut-être là toute la richesse de cette fonction, apprendre de chaque établissement, grandir à chaque mission et transformer chaque transition en opportunité, pour les équipes comme pour moi-même. »

Et le mot de la fin, à la question « Si vous pouviez vous adresser à la Claire d’il y a un an et demi que lui diriez-vous ? », elle répond :

« Je lui dirais de s'accrocher. Les débuts n'ont pas été simples, ma première mission était complexe, loin de chez moi et dans un établissement qui venait d'être repris par la Fondation. J'ai eu des moments de doute. Mais je lui dirais surtout qu'elle a eu raison de se lancer, parce que cette expérience allait lui apporter énormément, autant sur le plan humain que professionnel. »